Ressemblance de la ressemblance
Rien d’étonnant que votre amitié est ainsi traversé le temps.
Vous, magnifique, beauté dont j’apprécie de jours en années la maturité de ses éclats.
Jumelles de splendeur, sœurs de magnificence, complices du beau.
Rien de surprenant que toi comme elle, elle comme toi,
Esquissiez ces sourires venus d’ailleurs
Qui valent à eux seul plus que tout ce qui peut me contenir.
Venue d’ailleurs est l’expression de vos âmes liées
Qui se lit sur vos lèvres qui se lissent
Et vos paupières qui légèrement se plissent
J’ai voyagé en vous revoyant et votre chaleur vaut mieux
Que n’importe quel souvenir qu’on emporte en retournant
Fut-il le trésor le plus convoité
On le ramène tel un boulet : une charge lourde qu’on porte
Et qui nous empêche d’apprécier le retour
Un bien mortel, plume ou enclume peu importe,
Qui nous vole toute attention déjà, et bientôt la liberté ?
Et les planches de bois poussiéreuses habillant les pierres poudreuses
Où sont gravés des hiéroglyphes de Ramsès,
Ou la sacoche qui couve le diamant d’émeraude,
Témoignent de l’affection et des mots doux qu’on a put leur témoigner
Moi, devant vous témoin du beau en action et de ses effets :
Quoi de mieux ?
Vous étiez une et une. Vous êtes une.
Qui se ressemble s’assemble.
Le sublime a un prix : l’effacement.
Rien de plus ordinaire que vous voir de paire contre le temps.
S’étonne t on de voire les perles rares et éparpillées se confondre
Dans un même