La conscience de soi est-elle une connaissance ?
Analyse des termes du sujet
Conscience
- conscience morale : ce sens n’a rien à voir ici
- conscience de soi : - conscience du sujet transcendantal - conscience du moi empirique - conscience comme connaissance / conscience comme quelque chose de plus flou, de moins clair, comme une sorte de connaissance pratique enracinée dans l’action (on voit bien, intuitivement, que la conscience n’est pas toujours la connaissance) - conscience de soi comme lucidité sur soi, transparence à soi-même, comme le fait d’être « psychanalysé », dépourvu d’inconscient, guéri, etc. Cela désigne alors une sorte de propriété psychique, psychanalytique ou existentielle du sujet. Un peu comme si l’esprit était un écheveau, qui pouvait être noué ou dénoué, l’état dénoué étant caractérisé par la conscience de soi.
Soi
- sujet transcendantal, le Je du Je pense, le moi connaissant
- moi empirique, moi connu : - corps, actions, etc. (visible par tout le monde) - sentiments, volonté, émotions (visibles de moi seul) - personnalité, caractère, tendances, etc. (obtenus par abstraction)
Connaissance
- connaissance théorique, abstraite, formelle, objective (ex : connaître la loi de Newton, connaître les dates de naissance et de décès des grands philosophes, connaître un livre, etc.)
- connaissance subjective, pratique, concrète, intuitive, savoir-faire, savoir s’y prendre, entente, avoir l’habitude d’un rapport… (ex : s’y connaître en bagnoles, un menuisier connaît le bois, un surfer connaît les vagues ou l’océan, un chasseur connaît la forêt)
- connaissance de l’objet par opposition à la conscience du sujet
- connaissance par opposition à la conscience de la connaissance (être conscient que je connais une chose…)
A partir des différents sens des concepts de conscience de soi et de connaissance on peut même s’amuser à faire un tableau pour voir les manières possibles de penser la