Psychologie et sport de haut niveau
En commençant le judo à l’âge de huit ans, j’ai tout de suite adoré cela, je ne voulais être absente à une séance sous aucun prétexte. Le plaisir pure de la pratique et de me retrouver avec mes amis qui pratiquaient également cette activité. Très vite, je pris conscience que j’étais relativement performante et c’est ce qui m’a encore plus donner l’envie de me rendre à toutes les séances et à en retirer le maximum de bénéfice, j’étais à l’entraînement, parce qu’il y avait mes amis, parce que j’y prenais du plaisir, mais aussi pour devenir performante, avec l’objectif de gagner la prochaine compétition.
Par opposition, avant de m’inscrire au judo, j’ai essayé plusieurs sports dont la gymnastique par exemple, dans laquelle je n’étais vraiment pas douée. Je n’y suis allée qu’à la séance d’essai, puis je voulais essayer autre chose. Avec le recul, je me rends compte que, déjà, à mon jeune âge, faire une activité dans laquelle je savais pertinemment que je ne serai jamais performante, ne m’intéressait pas du tout. Ce qui me motivait dans la pratique, c’était de devenir la meilleure.
Le jour où je me suis engagée dans le haut-niveau…
Et cela s’est confirmé avec le temps. Cet aspect s’est même renforcé.
A 14 ans, j’ai intégré un pôle espoir, puis à 16 ans, l’institut national du sport, de l’excellence et de la performance (INSEP).
A ce moment-là, j’ai mis tout en œuvre pour être la meilleure. C’est votre objectif, devenir championne olympique, vous ne rêvez que de cela, votre vie n’est régit que par cela. Vous vivez au rythme des entrainements. Vous sacrifiez une partie de votre vie, votre jeunesse, à l’atteinte d’un but.
On pourrait lire cela de façon grave, mais, quand on est athlète de haut niveau, qu’on fait partie du TOP 3 français, on se rend compte que l’on fait des sacrifices, que l’on n’a pas la même vie que des jeunes de notre âge, mais pour rien au monde on ne voudrait laisser notre place à quelqu’un d’autre.
On est prêt à