Montaigne-des coches
I- De l’ancien au Nouveau Monde
A- L’opposition de ces deux mondes
B- Eloge du Nouveau Monde
C- Le Nouveau Monde à travers l’enfant
II-La position de Montaigne
A- L’investissement de l’auteur
B- La critique des Européens
Montaigne met en évidence l’opposition de deux mondes pas si différents et, qui découle à un éloge du Nouveau Monde perçu à travers l’enfant.
Une opposition entre la « vieille » Europe et le Nouveau Monde est établit. En effet, on remarque que dès la première phrase (« Notre monde vient d’en trouver un autre non moins grand que lui »), le lecteur peut s’en faire une idée quant au sujet du texte. Laquelle pourra s’étendre sur son ensemble puisque l’auteur utilise, à plusieurs reprises, les pronoms personnels « nous » (l.2, l.10, l.15) désignant l’auteur lui-même associée aux européens et faisant parti de l’ancien monde, ainsi que « eux » ou « ils » (l.27, l. 37, l.15) désignant ici les indiens faisant parti du Nouveau Monde. Montaigne insiste sur des aspects négatifs. Il utilise des tournures atténuantes comme « ils ne nous devaient rien » (l.15), qui montre qu’il veut en dire moins afin de faire entendre plus. Le locuteur démontre une contradiction des deux mondes, qui, à l’origine, sont pourtant deux choses semblables.
A partir de là, Montaigne glorifie le Nouveau Monde. Les indiens sont perçus comme irréprochables et symbolisent l’idéal à la différence des européens, malgré « notre magnanimité » (l.14). Les indiens « nous » dominent grâce à leurs innombrables compétences, autant intellectuelles et morales (« dévotion » l.31, « franchise » l.34, « loyauté » l.33), que techniques (« industrie » l.30, « ouvrages » l.24) ou décoratives (« beauté » l.23, « or » l.19, « en pierrerie, en plume » l.25). C’est une civilisation d’avenir. Les indiens « nous » sont supérieurs, excepté sur le point de vue défense durant le combat contre les espagnols. Mais