Les fausses confidences de marivaux
– L. 49-50 : Dorante fait une objection à la confiance de Dubois : la différence de fortune, la richesse d’Araminte, argument sérieux, objectif (somme impressionnante). Réponse de Dubois sur le mode de la plaisanterie, du trait d’esprit …afficher plus de contenu…
60-61), même idée x2, renforcée par une construction en chiasme (en miroir : AB/B’A’). Pronom « nous » : Dubois + Dorante = des complices ; mais peut-être « nous » = Dubois seul, se mettant en valeur avec emphase (grandiloquence).
- le caractère d’Araminte, qu’il a su discerner : « je connais l’humeur de ma maîtresse » (l. 61-62) ;
- les qualités naturelles de Dorante (« votre mérite », l. 62) ; sa propre habileté, son propre savoir-faire (« mon talent », l.62) ; et son rôle de guide pour Dorante : « je vous conduis » (l. 63), où « vous » = Dorante COD, « je » = Dubois sujet : c’est bien lui le meneur du jeu. « je » x3.
Affirmation du savoir de Dubois, de sa capacité à connaître les êtres : « je sais » x2, puis « je connais …afficher plus de contenu…
Idée reprise à la phrase suivante, qui a valeur de récapitulation : « Fierté, raison, richesse, il faudra que tout se rende » (l. 65-66). Emploi surprenant du pronom indéfini « on » pour désigner Araminte : peut-être distance ironique (terme un peu emphatique et familier à la fois), légère moquerie par rapport aux airs de grande dame inaccessible qu’elle se donne.
-– L. 66 : « Quand l’amour parle, il est le maître » : présent de vérité générale sentence = énoncé bref, à valeur générale, espèce de loi psychologique (connaissance du cœur humain par Dubois) + certitude de la réussite : « et il parlera