Les modes de paiement du commerce international
L'économie algérienne et le programme d'ajustement structurel ____________________________
Ahmed Bouyacoub
L'économie algérienne est soumise au programme d'ajustement structurel depuis la signature en avril 1994, d'un accord avec l e Fonds monétaire international (FMI) et l'acceptation, pour l a première fois de son histoire, de rééchelonner ses dettes extérieures vis-à-vis des Clubs de Paris et de Londres. Cet engagement dans l e rééchelonnement a été repoussé par tous les gouvernements qui s e sont succédé, depuis l'apparition de la crise de 1988 jusqu'à la fin de l'année 1993, année au cours de laquelle le service de la dette extérieure (rapport entre la valeur des remboursements annuels e t celle des exportations) avait atteint le taux record de 86%.
Les prévisions pour l'année 1994 amenaient ce taux à un pic de 92%. Autrement dit, l'équivalent de la valeur de l'ensemble des exportations devait être consacré au remboursement du service de la dette, alors que le fonctionnement du pays nécessitait par ailleurs des importations (alimentation, équipements, médicaments) d'une valeur au moins égale à celle des exportations, soit à cette époque une enveloppe d'environ 10 milliards de dollars. L'équation était impossible à résoudre, car les bailleurs de fonds internationaux refusaient d'accorder de nouveaux crédits à l'Algérie et la poussaient vers le rééchelonnement, estimant que l'effort et les conséquences “d'une économie de guerre” dont rêvait Bélaïd Abdesselam, chef de gouvernement de juillet 1992 à juillet 1993, étaient aussi désastreux qu'inutiles.
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Printemps 1997
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Les déséquilibres économiques étaient très profonds et toutes les thérapies imaginées au cours de la période qui a suivi le renvoi du gouvernement des réformateurs en juin 1991, jusqu'à la fin de l'année 1993, se sont avérées inefficaces, d'autant plus que la situation