le capital et son singe
Tout au long du spectacle, on voit débattre certains personnages emblématiques de l’époque ;
Raspail, Blanqui et Barbes. On remarque également certaines citations d’autres tel que Engels,
Lamartine ou encore Hegels. L’apparition de ces personnages, doublé du jeu des acteurs très naturel du fait que le texte soit souvent improvisé, permet une certaine proximité avec le spectateur, de plus, cela rend concret l’existence de ces personnes. En effet, ce spectacle est le fruit d’une grande préparation, la troupe de Sylvain Creuzevault a travaillé pendant 11 mois, coupé du monde dans les Cévennes, afin de se documenter au maximum sur les différents pensées et action de l’époque Marxiste. Ce travail en amont leur permet alors d’avoir une connaissance parfaite de l’histoire de 1848 et donc être en mesure de s’approprier les personnages et d’improviser sur le sujet. !
Le décor apporte lui aussi cette sensation de concrétisation de 1848 sous nos yeux. On y retrouve des éléments réels, comme le plat de lentilles, les bouteilles de vin ou encore les cigarettes ; les acteurs mangent, boivent, fument sous nos yeux ce qui renforce cette notion de réel et de proximité avec le spectateurs, et donne matière à jouer aux acteurs.!
Cependant, on peut noter un collage temporel effectué dans ce décor, certains éléments sont modernes (la bouilloire électrique par exemple), de même pour les costumes des comédiens, il n’y aucune unité, chacun possède son propre style et ils ne s’inscrivent pas dans l’ère du XIXème siècle. Ce qui renforce cette idée de proximité mais cette fois dans la temporalité. !
Ce spectacle de théâtre, est dynamique, rythmé, il nous fait voyager entre trois lieux, la
pièce débute en France, se poursuit en Allemagne