Cicéron, argument paresseux, destin
— Cicéron, Traité du destin, XIII
=== > Pourquoi Cicéron qualifie-t-il ce raisonnement de « paresseux » ?
La paresse est le fait de se laisser aller à ne rien faire. Lorsque l'ont dit de quelqu'un qu'il est ''paresseux'' c'est un adjectif péjoratif signifiant que cette personne répugne l'effort, le travail, ou une activité en général. Or, dans le texte de Cicéron, on remarque que, peut importe la pensé du sujet, le résultat sera le même car, au final, il ne fera rien puisqu'il est persuadé que sa vie, ou sa mort, est écrite à l'avance. Cependant cette idée de destin sur lequel on ne peut pas agir conduit au fatalisme. En effet le fatalisme est une façon de penser selon laquelle ce qui arrive est inéluctable mais est soumis au gouvernement d'une raison clairvoyante qui organise la totalité de l'univers. Néanmoins, cette idée conduit facilement au défaitisme, l'être humain laisse le destin suivre son cours et abandonne le combat qu'est sa vie. Ce dernier point nous attire vers une conséquence grave qui est le pessimisme, ce terme désigne l'idée que le présent, comme le futur, n'est fait que d’événements négatifs.
==> Le destin empêche-t-il l'homme de prendre des décisions ?
Le destin suppose une puissance ou une intelligence pré-destinatrices qui déterminent d'avance où, quand et comment les choses doivent arriver. Ce qui peut conduire au fatalisme. Néanmoins, l'usage du terme est souvent plus lâche et vise alors seulement à désigner un simple lien de causes à effets expliquant un devenir. C'est à dire que les événements de la vie sont une succession de décision pour l'être humain. Une décision est un acte par lequel quelqu'un opte pour une solution, ce qui signifie que