Analyse parfum exotique
Analyse rythmique :
Les rimes sont riches et classiques : ABBA ABBA EED EED. Allitérations en -s et assonances en -a, nasalité en –an. Les vers sont tous des alexandrins (hémistiche 6/6). Il y a une unité thématique et syntaxique.
La construction du poème est en chiasme, avec subordonnée temporelle proposition principale. Il y a un équilibre des quatrains, avec des tercets thématiques semblables.
Le rythme est fluide, coulant, de longues phrases sont déroulées.
La lenteur de l’alexandrin, la perfection formelle du sonnet, et l’harmonie de la construction syntaxique traduise l’harmonie de L’Eden du poème, il est à la hauteur du monde idyllique qui y est dépeint.
Thèmes :
La dominance des sens
L’image de l’Eden éclot à partir du parfum de la femme. On remarque un champ lexical de l’odorat dominant : « Je respire » ; « guidé par ton odeur » ; « le parfum » ; « m’enfle la narine » , mais également un champ lexical des sens : « ton sein chaleureux » ; « je vois » ; « des fruits savoureux » ; « chant des mariniers ».
Cette dominance des sens donne lieu à des synesthésies : correspondances sensuelles entre les sens, les sentiments, les sensations. La sensualité des parfums mélée à la vision devient une voie d’accès à l’absolu.
L’exotisme :
Cette métaphore de l’Idéal est une reminescence du voyage de Baudelaire à la Réunion, c’est de ce voyage de jeunesse dont il a gardé les souvenirs.
On remarque les notes exotiques comme « tamariniers », « arbres singuliers ».
On se rapproche de plus en plus de la mer au fur et à mesure : « Qui m’enfle la narine » le poète est emporté comme un bateau. Musique et parfum se melent pour célébrer la mer.
Un lieu idéal
Il y a l’image d’un eden exotique : les pluriels marquent l’abondance « des arbres » ; « des fruits », les hommes possèdent des corps parfait et une pureté spirituelle « des hommes vigoureux et des femmes dont l’œil par la franchise étonne ». De plus les présent