Patrick brard la frontière
Dans son roman « La Frontière », paru en 2002, Patrick Bard raconte l’histoire d’un journaliste, Toni Zambudio, qui découvre un bidonville entourant Ciudad Juarez, une ville Mexicaine, au cours d’une enquête. Dans l’extrait proposé, le lecteur découvre le bidonville, véritable vision d’horreur. Dans notre analyse, nous allons tout d’abord étudier la découverte progressive du paysage par le journaliste. Ensuite, nous allons nous pencher sur la description du paysage. Enfin, nous allons clôturer notre analyse par l’étude de la place de la nature et de l’homme dans le texte.
En premier lieu, nous allons étudier la découverte progressive du bidonville par Toni Zambudio. Premièrement, nous allons nous intéresser au paysage que voit Toni en s’approchant du bidonville. Ce paragraphe est un récit à l’imparfait et à la 3ème personne du singulier. Dans le cas présent, l’imparfait possède sa valeur descriptive. En quelques sortes, le narrateur « plante le décor » et permet au lecteur d’imaginer à quoi ressemble le lieu. Pour pouvoir décrire ce qu’il voit, « Toni conduisait lentement » ligne 1, et de ce fait, il invite le lecteur à le suivre, comme le montrent les adverbes « après » et « bientôt » ainsi que la préposition « vers ». Enfin, nous relevons une énumération : « des maisons basses, des marchands de pièces de voitures d’occasion, des jantes dépareillées et des réparateurs de pneus, des pots d’échappement » aux lignes 3/4
Deuxièmement, la vision du journaliste devient de plus en plus précise et subjective. Nous remarquons que les lieux se révèlent dégradés et que la description du bidonville est de plus en plus dépréciative. Nous constatons également une gradation dans la description de la misère. Les termes « paysage de désolation, primitif, rabougris, boue, misère... » le montrent. Les objets sont détournés de leur utilisation habituelle pour servir de