Médecine xviii
D'après Le Kiosque des Sciences : les grandes dates de l'histoire du monde http://www.sciencepresse.qc.ca/kiosque.html et La médecine au siècle des Lumières : http://perso.wanadoo.fr/saint-sevin/pagea7.htm La pratique médicale d'alors était basée sur la théorie humorale d'Hippocrate, vieille de vingt siècles. On peut la résumer ainsi : le corps humain est composé de quatre humeurs : le sang, la bile, la pituite, qui comprenait tous les fluides séreux et muqueux, et la mélancolie ou bile noire. La maladie provenait d'un déséquilibre entre les quatre humeurs naturelles. L'art du médecin consistait à rétablir entre elles le mélange harmonieux nécessaire à l'état de santé. Purges, saignées et lavements étaient des traitements traditionnels. Les choses commencent à changer au 18ème siècle et au début du 19ème, avec en France et à l'étranger des gens qui privilégient l'observation clinique comme Corvisart, Morgagni, Pinel, Bichat, Boerhaave, Jenner, Brown, etc. Le microscope, le stéthoscope, la pratique de la percussion acoustique viennent aider au diagnostic. Corvisart cherche à donner des bases scientifiques à la médecine clinique en la fondant sur l'anatomie pathologique. Bichat connu par son traité d'Anatomie générale où il précise la notion de tissu et contribue aux progrès de l'embryologie Boerhaave, médecin hollandais dont les travaux ont une réputation qui attire des étudiants de toute l'Europe. Jenner, découvre le moyen d'immuniser l'homme contre la variole par injection de vaccine ou cow-pox (1796). | |
Les nouvelles méthodes rencontrent beaucoup d'opposition et ne seront généralisées qu'au 19ème siècle " …tant ce système [l'ancien humorisme] offre de séductions aux médecins d'un esprit borné qui trouvent en lui un facile moyen de se rendre raison des phénomènes les plus grossiers des maladies, et de capter la faveur du public en caressant ses préjugés ". -Coutanceau-
La chirurgie