Les métamorphoses du vampire
Le XIXe siècle est marqué par l’industrialisation qui modernise la France. La littérature français quant à elle, se tend vers le romantisme, le naturalisme et vers le symbolisme. Les écrivains de cette époque ont suivi ces trois courants pour exprimer leur pensée moderne. Charles Baudelaire (1821-1867), un poète symboliste français du Second Empire, privilégie l’écriture de poèmes portant sur la femme horrible et idéale : sur la beauté et la laideur. En 1857, il publie Les Fleurs du mal, dans lequel il regroupe neuf de ces poèmes, dont «Les métamorphoses du vampire ». Dans ce poème, il décrit une femme d’une beauté inimaginable qui se transforme en un être horrible. Dans cette dissertation, il sera question d’une part, de la volupté et d’une autre part, de l’horreur suscitée par la femme. Elle évoque la volupté avec sa beauté irrésistible, mais avec sa tentation également. Tout d’abord, dans «Les métamorphoses du vampire », la femme suscite de la volupté. En effet, elle est présentée comme une beauté irrésistible. La métaphore «sa bouche de fraise» (v.1) associe la bouche de la femme à une fraise qui est rouge et juteuse. Donc, les lèvres de la femme sont rouges et donnent l’envie de les embrasser. Ce désir fait référence à la volupté suscitée par les belles lèvres rouges, « humides [s]» et irrésistibles de la femme. Cette métaphore sert donc à comparer une belle fraise rouge à ses lèvres pour mettre l’accent sur sa beauté. L’hyperbole « [l]es anges impuissants se damneraient pour moi!» (v.16) accentue la beauté de la femme en la comparant à celle des anges. Ces dernières sont perçues par l’homme comme des êtres divins d’une beauté irréprochable. La femme est donc tellement belle que «[c]es anges […] se damneraient pour [elle]!» (v.16). Cette hyperbole qualifie donne come étant supérieure aux anges, donc d’une beauté extraordinaire. C’est cette beauté qui fait naître la volupté. De plus, la tentation de la femme suscite