Les journées perdues, un apologue
Tout d’abord, nous allons étudier la dimension fantastique et mystérieuse de ce récit qui démarre avec une scène banale dans la réalité : Kazirra rentre chez lui et aperçoit un homme. L’auteur ne donne aucun indice spatio-temporels, aucune description. Introduction du récit avec “ Quelques jours après avoir.. “, déterminant indéfinis. Le mystère prend place presque instantanément lorsque l’homme en question emporte une caisse dont on ignore le contenu. Le lecteur est donc plongé rapidement dans une situation énigmatique. Le mystère s’amplifie lorsque le protagoniste découvre, en même temps que le lecteur, un ravin “ plein de milliers et de milliers d’autres caisses identiques “ (l.10) après avoir poursuivie l’étranger.
Le récit s’inscrit dans un registre fantastique lorsque Kazirra entreprend d’ouvrir une des caisse et y découvre une de ses journée perdue : “ A l’intérieur, il y avait une route d’automne, et au fond Graziella, sa fiancée qui s’en allait pour toujours . “ (l.24-25) A la fin du récit, le manutentionnaire disparaît ainsi que “ le gigantesque amas de caisses mystérieuses. “ (l.43-44) ce qui est un événement surnaturelle. De plus, dans cette réplique nous retrouvons le mot “ Mystérieuses” qui fait partie du champs lexicale du fantastique.
L’énigme repose également sur les deux personnages. Tout deux privés de portrait, réduit à la plus simple description. Seul le protagoniste porte un nom étrange à la consonance méditerranéenne. Le second personnage n’est désigné que par les thermes suivants : “un homme (l.2), L’inconnu (l.7), Le manutentionnaire (l.40), “ ou bien par un pronom indéfinis “ L’autre “ (l.14) ce qui ajoute de