Le redoublement
On se pose de plus en plus la question afin de savoir si le redoublement est réellement utile? Selon Mme Simonet, le redoublement n’apporte pas de solutions.
D’après une enquête, 62% des parents estiment que le redoublement peut être “une bonne chose”. Cependant, 77% des parents d’élèves souhaitent que cette formule soit remplacée par d’autres pratiques. Au final, après réflexion, tous penchent vers une évolution du redoublement. En effet, celle-ci s’avère être bénéfique pour une minorité d’élèves, mais surtout dévalorisante pour les enfants.
De plus, 58% des professeurs pensent que le redoublement est une solution efficace face aux difficultés d’apprentissage. Pour ceux-ci, la suppresion de l’échec peut engendrer une certaine fainéantise, mais surtout elle privera les enfants d’une remédiation plus que nécessaire. Ces partisans du redoublement tiennent à cette idée, car lorsqu’ils font doubler un enfant, ils constatent une progression en début d’année, mais ce n’est qu’un mirage. Effectivement, plus l’année avance et plus les progrès diminuent.
D’ailleurs, les chiffres montrent que 20% des enfants quittant le primaire ont déjà raté au moins une fois. Un enfant sur cinq est en retard à la fin de l’enseignement primaire, c’est-à-dire, que l’élève a au moins doublé une fois. Tant au primaire qu’au secondaire, les filles travaillent mieux que les garçons. Les enfants entrés en 1ère primaire à l’âge de 6 ans ont réussi leur primaire en 6 ans à 76%, pour seulement 41 %, pour ceux qui avaient été maintenus un an de plus en 3ème maternelle et ont entamés leur primaire à 7 ans.
On constate aussi que les enfants d’enseignants ou de cadres doublent moins que les enfants d’ouvriers ou d’employés de services non qualifiés.
Enfin, les pays qui obtiennent les meilleurs résultats en matière d’enseignement ne pratiquent pas le redoublement, mais