Gérer l'anxiété d'un patient
Description :
La situation s’est déroulée lors d’un soin en réanimation (Détresses Respiratoires et Infections Sévères), sur une patiente de 63 ans dans le service suite à un choc septique sur une péritonite.
Après avoir effectué les soins tels que les soins d’hygiène et de confort ainsi que la réfection des pansements, l’interne nous demande et prescrit une première mise au fauteuil.
Avec l’aide du kinésithérapeute, l’IDE, l’AS et moi-même nous préparons à effectuer la manipulation, mais lors de celle-ci nous ressentons une faiblesse venant de la patiente et exprimée par celle-ci. Une impossibilité pour elle de tenir sur ses jambes le temps du transfert dû à ses 15 jours de curarisation.
Le médecin a tout de même insisté sur sa demande malgré le mal être de la patiente.
Actions qui ont suivi les faits :
Une décision commune a été prise et ainsi nous avons décidé de remettre la patiente dans son lit, l’entendant dire « se sentir partir » et ayant des vertiges, malgré l’insistance de l’interne.
Ressenti :
Face à la faiblesse physique de la patiente, le fait que ce soit son premier, nous nous sommes retrouvez dans un conflit à savoir : suivre la prescription de l’interne sans prendre en compte l’état physique de la patiente et le fait que celle-ci n’était pas encore en mesure d’être levée pour une mise au fauteuil. Je me suis senti mal à l’aise pour la patiente que je voyais mal et gémissante, mais contente de voir qu’une décision commune a été prise pour son bien-être.
Analyse de la situation : La décision prise et consentie était basée sur notre jugement professionnel et personnel envers le bien-être de la patiente. Notre choix a été exposé à l’interne en lui spécifiant les difficultés de la patiente, et le fait qu’il était encore trop tôt pour elle de pratiquer un tel effort, ne sentant pas encore tout à fait ses jambes stables. Aussi nous lui avons proposé une mise en « position fauteuil » avec le lit de