Dossier marketing loreal
note
. A2 0 6M0RS
Un tiers des entreprises françaises ayant une activité de R&D ont au moins une relation de coopération ou de sous-traitance en R&D permettant d’accéder aux compétences et aux moyens techniques nécessaires à la création de nouveaux produits ou procédés. Cette externalisation de la R&D est plus fréquente dans les entreprises à dépenses de R&D élevées et dans les secteurs intensifs en technologie. Un tiers de ces relations externes en R&D sont des relations de sous-traitance, par opposition à des relations coopératives. Ces dernières se caractérisent par le souci de mieux valoriser les actifs internes de l’entreprise via l’exploitation d’économies d’échelles, l’accès à de nouveaux marchés et la recherche de compétences complémentaires. Au contraire, les relations de sous-traitance sont plus sensibles aux prix, aux certifications de qualité et à la proximité géographique. De plus, elles impliquent moins souvent des partenaires publics et débouchent plus rarement sur des dépôts de brevets. La sous-traitance sera plutôt préférée à la coopération lorsque la relation porte sur des savoirs-faire suffisamment génériques pour pouvoir être encadrés par des mécanismes marchands.
L’externalisation de la R&D : quel arbitrage entre sous-traitance et coopération ?
Les relations externes des entreprises dans le domaine de la R&D sont une composante cruciale du processus d’innovation. Parmi elles, les stratégies de coopération en R&D (joint venture de recherche, partage de résultats, échange de chercheurs, etc.) sont les plus répandues. Les relations de sous-traitance en R&Drestentmoinsbienconnues,alorsqu’elles constituent un mode d’organisation majeur des relations inter-entreprises, notamment dans les domaines de l’approvisionnement, de la production et de la distribution. Incorporant un échantillon de 1 296 entreprises ayant une activité interne de R&D, l’enquête ERIE