Discours marketing politique sarkozy
Chers compatriotes, le temps si particulier de l’élection présidentielle est arrivé. C’est un moment privilégié pour les Français, qui attendent un débat riche sur le futur de leur pays, mais aussi des solutions réalistes et justes en fonction de la politique menée durant les cinq dernières années. Ces cinq années auront été déterminantes, je pense avoir réveillé un pays endormi, de plus en plus marginalisé sur la scène internationale, où les questions intérieures les plus épineuses étaient sans cesse repoussées. Si je suis là devant vous, ce n’est pas par pur désir de pouvoir : j’ai exercé la fonction que je brigue, j’en connais la difficulté et le poids de la responsabilité qui m’incombe. Non, si je brigue un deuxième mandat, c’est par conviction que l’action de la majorité a été salutaire pour le pays, mais qu’elle ne peut pas s’arrêter là, en laissant un goût d’inachevé. C’est que le travail de réforme n’est pas fini, et qu’il a été mis à mal par la crise économique la plus dure depuis 1929 que nous avons traversé il y a quatre ans. Même si nous avons mieux résisté que nos voisins à la crise, mon sentiment est que la France a plus que jamais besoin de cohérence pour être crédible aux yeux des partenaires économiques et politiques européens et mondiaux, car la mondialisation est un fait et nos économies sont toutes imbriquées. Cette cohérence est donc d’abord économique, j’entends par là une politique d’investissement à long terme qui ne doit pas être entravée par des changements incessants d’orientation politique, de querelles idéologiques stériles ou de polémiques court-termistes, mais aussi une cohérence sociale, c'est-à-dire la préservation de ce qui fait la particularité de notre pays, un modèle social unique au monde. Préserver ce modèle n’est pas facile, puisqu’il nécessite des réformes, et que ces réformes « bousculent » pour préserver tout ce qui est avantageux. Les vraies réformes, les grandes