Devoir de religion
Tout était près…
J’avais tout prévu, chaque détail, chaque chose, chaque seconde.
Tout était près…
Tout, sauf moi. J’étais timide, trop timide. Une timidité ravageuse qui me détruisait à petit feu.
Mais aujourd’hui, je le ferai. Oui, aujourd’hui je lui dirais que je l’aime.
Promis.
Je m’attardais devant la glace, contemplant mon reflet. J’avais déjà changé plusieurs fois de coiffures, changé plusieurs fois de vêtements et m’étaient remaquiller au moins dix fois.
Pourtant, quelque chose n’allait pas.
Je sursautais quand le réveil sonna les 8h10 m’empêchant de trouver ce qui clochait.
Dans quinze minutes je devais être à l’école, je me récitai une dernière ma déclaration d’amour préparée à l’avance puis sortis.
Le soleil tapait encore fort malgré le mois d’octobre qui finissait. Je respirais un grand bol d’air et me mit à marcher en direction de l’école. D’ici cinq minutes j’y serais.
J’admirais le paysage, il étai si beau, la Toure Effel se dressait à l’horizon, les oiseaux chantaient, les chats se promenaient,…
Une journée idéale pour une déclaration d’amour, songeais-je.
J’arrivais à l’école. J’attendais la cinquième heure, j’avais mon cours de science en commun avec lui. Les quatre premières heures me parurent durer une éternité.
La cloche retentit, mon cœur fit un bon dans ma poitrine.
La cinquième heure.
Il n’était pas là. Il était absent.
J’eu l’impression que tout s’écroula autour de moi. Je ne comprenais pas.
Pourquoi ?
Qu’avais-je fait ?
Je sortis de l’école, me sentant minable. Mon cœur en mille morceaux.
Je sillonnais les rues de Paris à la recherche d’un endroit calme ou noyer mon chagrin.
Il se mit à pleuviner, la chance ne me souriait malheureusement pas.
Tant pis, je ne voulais pas rentrer et affronter le regard interrogateur de ma mère. Je voulais être seule.
La pluie se fit plus forte, tout d’un coup, il fallait que je rentre. J’étais trop loin de la maison, mais le cabinet de docteur de mon