Commentaire de "Demain, dès l'aube..."
Introduction
En 1847, Victor Hugo (1802 – 1885) écrivit « Demain, dès l’aube… », du recueil Les Contemplations, inspiré par la mort de sa fille Léopoldine (en 1843), qui n’avait alors que 19 ans. Sa mort le traumatisa et le suivit jusqu’à sa mort. Cette année-là, il participa même à des séances de « magnétisme » en espérant communiquer avec sa fille.
Dans ce poème, le narrateur nous explique à la fois le long voyage, non seulement matériel, mais aussi sentimental qu’il fait pour aller voir sa fille, mais aussi le deuil qu’il fait par la même occasion. En effet, Victor Hugo ne vint à la tombe de Léopoldine que trois ans après sa mort (en 1846). Ce poème est de forme fixe, et chaque strophe est faite de rimes embrassées. Principalement écrit au futur, cela montre à quel point Victor Hugo est résolu d’aller voir Léopoldine.
Nous commenterons donc ce poème de façon linéaire.
Commentaire
« Demain, dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne,Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m'attends.J'irai par la forêt, j'irai par la montagne.Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps. »
Victor Hugo évoque son impatience de voir la tombe de Léopoldine ; il est persuadé que sa fille veut qu’il vienne.
Demain, dès l’aube Ceci montre à quel point Victor Hugo est résolu d’aller voir Léopoldine.
À l’heure où blanchit la campagne Le narrateur évoque ici la neige, ce qui situe donc son départ en hiver.
Je partirai On apprend dans la deuxième strophe que Victor Hugo part seul. Or ici, évoque la solitude, comme si Victor Hugo savait déjà à l’avance qu’il partirait seul.
Je sais que tu m’attends
Vois-tu Victor Hugo pensait qu’il pouvait communiquer avec sa fille. Ici on peut voir que le narrateur est certain de ce qu’il dit car il écrit : « Je sais », et non : « Je pense ».
Aussi, l’utilisation du pronom « tu » montre que Victor Hugo essaie de parler avec sa fille, comme si sa fille était encore vivante.
J’irai par la forêt,