Émile verhaeren, les villes tentaculaires
Après ses études, Verhaeren se voue aux lettres. Bien qu’il s s'installe comme avocat stagiaire à Bruxelles, il fréquente des artistes et débute dans la critique d'art. ses premières poésies s’orientent vers le naturalisme. Cependant, Verhaeren traverse une grave crise spirituelle et donne des recueils d'une morbidité exaspérée et fiévreuse, véritable « trilogie de la neurasthénie », avec Les Soirs (1887), Les Débâcles (1888) et Les Flambeaux noirs (1889). Il a voyagé en Espagne et en Allemagne et séjourné à Londres. Puis, le poète se tourne résolument vers les problèmes contemporains et publie de nombreux recueils dont Les Villes tentaculaires en 1895.
Les Villes tentaculaires : recueil publié en 1895, dans lequel le poète fait un blâme des villes qui s’agrandissent et « vident » les campagnes. C’est également une étude de la vie dans une grande ville moderne. « La plaine » :
1e poème du recueil Les Villes tentaculaires. Poème liminaire. Poème composé de strophes comportant un différent nombre de vers.
Ex : strophes1, 3, 4, 5 > quatrains ; strophe 2, 7 > quintils ; strophe 6 > septain.
85 vers. - Le nombre de syllabes de chaque vers dans les strophes est aussi variable => vers libre.
Ex : strophes 1, 4 > 4 alexandrins. Strophe 6 : vers libres (vers de 8, 9, 10 syllabes…).
- Vers libres mais présence des rimes.
- Rimes qui sont surtout disposées de manières embrassées, du type ABBA.
Ex : strophes 1 et 3.
NB : strophe 2 > comporte 5 vers, rimes disposées de manière embrassée mais du type ABBBA. « La Plaine » : le poète constate avec dépit l’arrivée de la modernité dans la campagne… SUJET
Faites un commentaire composé de ce texte en montrant, par exemple, comment l'auteur a traduit dans les mots, les images, les rythmes et les sonorités, les rapports entre la ville et la campagne.
(1) orde est un terme vieilli qui signifie sale (cf. le mot